Dans le cadre de la journée d’action Du 6 septembre 2006, et en préparation à la journée de grève du 28 septembre dans l’Education, la FSU, l’UNSA et le SGEN-CFDT ont été reçus à la préfecture.

Nous avons été reçus par le nouveau chef de cabinet de Madame la Préfète, Monsieur Xavier Pelletier.
mercredi 6 septembre 2006
par  Webmestre FSU-71
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Nous avons d’abord dénoncé la situation budgétaire : dans la continuité des budgets précédents, le budget 2007 aggrave une situation déjà très dégradée dans le service public d’éducation. En effet, sur les 15000 suppressions d’emplois programmés pour la fonction publique, 8700 concernent l’éducation nationale De plus, l’engagement du ministre pour la création des 3000 postes très nécessaires dans les universités, ne sera pas tenu puisque 1500 postes seulement seront créés.
Cette tyrannie budgétaire peut se traduire dans les chiffres durant la période de 2003 à 2007
-dans le premier degré, la hausse des effectifs a contraint le gouvernement à créer en moyenne 1 poste pour 45 élèves de plus
- dans le second degré la diminution des effectifs a permis au gouvernement de fermer, toujours en moyenne, 1 poste pour 8 élèves en moins.
Les variations d’effectifs ne se traduisent pas de la même manière dès lors qu’il s’agit de fermetures ou d’ouvertures de postes et la calculette fonctionne différemment !

Ces choix sont marqués par l’absence de toute volonté d’assurer un service public de qualité. Bien au contraire, nous verrons pour cette rentrée 2007 des options disparaître dans les lycées, des classes de plus en plus chargées, des dédoublements en langues non assurés malgré les promesses après suppressions des TPE...

Dans cette situation, le satisfecit affiché par le gouvernement et le Recteur sont une provocation, et la manipulation des chiffres pour tromper la population insupportable. Suite à ce type de déclaration, les enseignants deviennent méfiants vis à vis de leur hiérarchie. En fait, ce n’est pas la baisse démographique qui est la cause de la baisse des moyens, il y a d’autres raisons.

Comme les besoins n’ont pas baissé, nombre de postes sont assurés par des emplois précaires ; le développement de la précarité nous inquiète ; ce qui relevait du poste fixe est maintenant assuré en bouche-trou par des précaires ; ceux-ci ont des conditions de travail difficiles (déplacements, mal payés, temps partiels imposés) et des conditions de vie désastreuses. Les plus mal lotis sont ceux qui relèvent des mesures pour l’emploi « Borloo », particulièrement dans les emplois de surveillance et d’« adjoints » aux directeurs d’école.

Nous sommes également inquiets des conséquences de la décentralisation, avec l’exemple de ce qui se passe dans le Loiret où les élus vont vers la privatisation de l’entretien des locaux, c’est ce qu’ils appellent le PPP (Partenariat Public Privé)

Il nous a été répondu :

L’Education Nationale est essentielle pour le gouvernement. La préfète accorde une grande importance à l’égalité des chances ; le budget connaît une progression de 5,5% ; 1000 emplois créés dans le premier degré.

la démographie des maternelles va se dégonfler ; la gestion des allocations familiales des personnels a été transférée aux CAF.

Au sein de la Fonction Publique, il y a une tendance à inquiéter le public ; ça risque de discréditer les efforts du gouvernement.

le coût élève est plus élevé et l’éducation est meilleure en France qu’en Europe.

Le programme ambition réussite est un véritable effort ; pour les infirmières, il y a 300 emplois créés pas encore pourvus.
On a fait le maximum pour que ça tourne et ça évolue.

le partenariat public-privé marche souvent très bien ; laissons les expériences se mener.

Nous avons répondu :

les conditions de travail des enseignants se dégradent, les classes sont plus chargées, les élèves ne sont plus exactement les mêmes.

Le programme ambition réussite se fait sans moyens nouveaux, et la baisse démographique ne justifie pas la baisse d’effectifs, car les objectifs sont ambitieux ; il y a toujours le problème des 150000 élèves qui sortent du système éducatif sans qualification.

il faut rétablir l’égalité de répartition des moyens entre Yonne, Côte d’Or et Saône et Loire ; La Saône et Loire est actuellement défavorisée, et Mme la Préfète s’était engagée à faire remonter ce problème.

Nous sommes là pour défendre le service public et ses salariés ; il n’est pas encore démontré que le privé est plus efficace que le public, sinon en mettant à mal les conditions de travail des salariés. Le progrès doit-il être un progrès uniquement économique ou ne devrait-il pas être un progrès pour les conditions de vie des citoyens ?

Nous avons également rappelé que nos 3 organisations syndicales adhèrent à Réseau Education Sans Frontière ; nous aimerions que les enfants qui ont fait la rentrée ne soient pas retirés de leur classe.


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